Derby ou Richelieu ? Telle est la question !

6 mars 2017
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Ces deux incontournables de la garde-robe masculine ont une histoire et un style bien définis. Question de goût, mais pas seulement. Les occasions de porter l’un ou l’autre diffèrent, ainsi que leur chaussant. Nous vous offrons une plongée dans l’Histoire et la collection Septième Largeur.

Le XIXème siècle marque un tournant dans l’histoire de l’élégance masculine. Jusqu’alors, la chaussure à la mode est de forme haute, enveloppant la malléole. La jambe est nue, couverte part des bas montant au moins à mi-mollet. L’essor du pantalon, qui doit beaucoup à George Brummel, impose progressivement une chaussure plus basse, qui en devient le prolongement. Peu avant le milieu du XIXème, les bases de la tenue de l’homme élégant, encore en vigueur aujourd’hui, sont posées. 

L’arrivée du Derby et du Richelieu s’inscrit dans ce contexte. Lequel a précédé l’autre, impossible à dire. Il est fort probable que les deux nous viennent d’Angleterre (Oxford notamment pour le Richelieu), même si la Prusse revendique aussi le Derby, chaussure militaire portée lors des guerres contre les armées napoléoniennes. 

Le Richelieu se distingue par son laçage dit « fermé », l’empeigne (la partie avant de la chaussure) étant simplement ouverte en V, que les lacets viennent fermer. Historiquement, c’est la chaussure la plus formelle qui existe. Porter autre chose après 18h serait impensable pour un puriste ! C’est la chaussure de cérémonie par excellence, mais qui se porte aussi parfaitement avec un jeans, pour rajouter une touche de distinction à une tenue casual. C’est une forme fine, pour un coup-de-pied qui n’est pas trop prononcé.

Le Derby s’oppose par son laçage « ouvert ». Deux pièces de cuir (les garants), disposés de par et d’autre de l’empeigne, reçoivent les œillets. Les garants pouvant se soulever, ils soulagent le coup-de-pied de la pression du laçage. Il pourrait s’agir d’une version modifiée du Richelieu qui permettait ainsi de gagner en confort. Moins formel, le Derby est une chaussure à l’origine de campagne, voire militaire. Elle se prête mieux au coup-de-pied fort.

C’est particulièrement le cas de notre Derby Pablo, que nous proposons dans notre forme 206, avec un chaussant qui comblera les pieds les plus exigeants. Le Gatsby quant à lui est notre réinterprétation du classique Derby de chasse, là aussi affiné pour un usage plus urbain.

Côté Richelieu, le Joffre et le Eugène représentent la quintessence de ce grand classique. Vous les trouverez sous deux formes, la 206 pour les pieds assez forts, et la 199, plus effilée, dans les coloris standards, ainsi qu’à patiner.

Nous vous proposons aussi un Richelieu un peu spécial : le One Cut Gédéon. La forme One Cut tire son nom du fait qu’une seule pièce de cuir est utilisée pour toute la chaussure, sans autre couture que celle du talon. Cela implique la sélection d’une peau parfaite, et un savoir-faire particulier. La chaussure du Dandy par excellence, rare et luxueuse, privilège de l’aristocratie fortunée au XIXème. Nous le proposons dans la largeur E, assez fine pour plus d’élégance, et en quatre couleurs : noir, marron, prune et cognac. Bien sûr, Gédéon existe aussi à patiner. Polyvalent, le One Cut s’adapte à toutes les situations : noir avec un smoking ou un frac, mais tout aussi sublime avec un jeans ou un pantalon de couleur. L’un de nos modèles phares, incontournable.

Derby, Richelieu, One Cut, maintenant que vous êtes incollables sur les styles et l’histoire, venez nous rendre visite dans notre boutique. A travers notre collection, nous vous expliquerons les différences subtiles d’un modèle à l’autre ainsi que quelques-uns des secrets de fabrication de la chaussure d’exception.

Le derby:

Le Richelieu:

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